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EN COURS DE RECONSTRUCTION.
Vous ne l'attendiez plus, mais le voilà.
AAR se refait une beauté, change de concept, et espère que vous serez toujours au RDV après ça...

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Aide pour Ciel.

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    Envie de pleurer. C'est une grosse boule au creux de la gorge, qui étouffe et serre en même temps. J'ai l'impression qu'une aiguille chauffée à blanc s'enfonce lentement dans mon crâne, détruisant mon cerveau. Ça brûle et ça pique en même temps. Et cette sensation que mes muscles touchent le sol, sans peau pour les protéger... Comme si quelque chose - du gravier ? - s'accrochait à ma chair à vif, déchirait les fibres musculaires et les vaisseaux sanguins. Je respire avec beaucoup de difficulté. Chaque prise de souffle me brûle la gorge et la poitrine. Je n'aspire l'air que par la bouche, lorsque j'essaye par le nez je sens cette horrible odeur. Une odeur qui monte à la tête et envahit toutes mes pensées. L'odeur du sang séché. Tout est flou autour de moi, les sons me parviennent comme si j'avais la tête sous l'eau et que des gens me parlaient en se trouvant au-dessus de la surface. Les mots sont déformés, les voix dissonantes. Pourquoi est-ce que je perçois tout comme ça ?

    Ma respiration s'accélère, mon coeur s'emballe et la boule au creux de ma gorge grossit. J'ai peur. Vraiment peur. Peur de ce qui m'est arrivé, de ne pas savoir. Les battements désordonnés de mon coeur me font souffrir. Alors je me rends compte que le brouillard a disparu. La voix aussi.

    Ouvre les yeux.

    Je concentre toute mon énergie pour ouvrir mes paupières, pour me libérer de cette prison d'obscurité qui me terrifie. Rien. Le noir est toujours là. Depuis que je suis toute petite, j'ai peur du noir. Je n'ai jamais supporté de ne pas voir ce qui était là, tapi dans les ténèbres.

    OUVRE LES YEUX BORDEL !

    Rien non plus. C'est pas possible, qu'est-ce qui se passe ? Qu'on me réponde ?! Quelqu'un, je vous en supplie, qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai peur !

    Je remue les doigts de la main droite. Ça prend du temps, beaucoup de temps pour les faire réagir, mais à cause de la peur - ou grâce, peut-être ? - je m'obstine et réussis à lever l'avant bras, à plier le coude et à ramener la main jusqu'à mon cou. Et puis, comme si on avait éteint un interrupteur, plus de force. Ma main retombe sur ma gorge, me faisant tousser. Le spasme réflexe comprime mes poumons et m'envoie une décharge de douleur qui me laisse immobile quelques secondes. Puis, mes doigts partent à la conquête de mon visage, se hissant avec peine sur mon menton, s'accrochant à chaque centimètre carré de peau pour avancer vers mes yeux. Quelque chose est collé contre mon visage, comme un liquide visqueux qui aurait séché sur la peau. Enfin, après une éternité, mes doigts effleurent mes paupières. Ouvertes. Mes paupières sont ouvertes. Mais en dessous... Du sang séché. De la peau brûlée. Pas d'yeux.

    Je n'ai pas d'yeux. Plus d'yeux. Ils m'ont été volés, arrachés...

    Je prends une grande respiration et je hurle. Ce hurlement est comme un feu qui monte de mes poumons et arrache l'intérieur de ma gorge. Je crache du sang.

    "Elizabeth..."

    Mon hurlement se noie dans un crachat ensanglanté, tandis qu'une main glacée se pose sur mon poignet, délicatement. Je reconnais cette voix. Mon frère. Dylan. J'ai envie de pleurer en entendant sa voix, mais cela me sera désormais impossible. Pour toujours. Je ne reverrais jamais ce visage que j'aime tant, celui de mon grand frère.

    Une image s'impose dans ma mémoire. Ce visage, ces yeux bleus, effrayés, paniqués, hystériques. Le feu. L'explosion. Papa et Maman, dans les flammes. Hurlant à perdre haleine. Moi, reculant, trébuchant, tombant face contre terre dans des braises ardentes. Ces braises qui dévorèrent mes yeux, ma peau. Ces braises qui me condamnèrent à une éternité d'obscurité. La chaleur qui cautérisa les plaies m'empêche de mourir d'une hémorragie. Je vous en prie, Seigneur, laissez-moi mourir, je souffrirais toutes les souffrances du monde, mais je ne veux pas rester dans le noir !

    Je voudrais hurler, mais je suis terrifiée à l'idée d'avoir encore mal. Je tremble, j'halète. Et il y a un autre halètement à côté de moi, un souffle qui se fait de plus en plus distant. Dylan.

    "Grand frère ?"
    "Je suis désolé... De te laisser toute seule..."

    Silence. Son souffle se tait dans un soupir. Immobilisée par la souffrance, je n'ose pas tendre un bras vers lui. Pitié. Pitié... Ne me dites pas qu'il est...

    Un son horrible me parvient aux oreilles. Un hurlement rauque, comme celui d'une bête dont les cordes vocales seraient déchirées. Je mets plusieurs secondes à réaliser que ce hurlement, c'est moi qui l'ai poussé.

    Mon frère est... mort. Mon grand frère. Il a rejoint mon père et ma mère. Là-haut, auprès du Seigneur qui me refuse toute échappatoire.

    Le silence est horrible. J'ai l'impression d'être sourde, en plus d'être aveugle. Alors, pour meubler le silence, je ris. Pour défier le destin. Je suis là, au milieu des débris de la maison qui a explosé, le bois me déchirant les chairs, la douleur me paralysant, les yeux brûlés, et pourtant je ris. Je dois rire. Toujours, encore, toujours plus fort, toujours plus longtemps !

    Le rire tourne à l'aigu alors qu'une sirène s'approche. On me déplace. Je ris encore. Je vais bien, vous voyez ? Je ris ! C'est drôle, n'est-ce pas ? Riez avec moi, allez ! Riez !

    Je n'ai plus jamais arrêté de rire, depuis. Je suis dans un endroit où il y a d'autres gens qui rient, mais je suis souvent enfermée toute seule dans une pièce où je n'entends rien. Je ris à gorge déployée pour ne pas rester seule avec l'obscurité. Les gens disent que la perte de ma famille m'a rendue folle. Mais je ne les crois pas. Je ne suis pas folle, je dois rire, c'est tout ! Rions, mes amis, la vie est précieuse !


Voilà... tout pourri. Mais les sentiments et sensations c'est... Pas mon truc. Sinon j'aurais pas demandé une Aide ^^
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Eh bien... merci alors ^^ Que répondre d'autre ?

Promis je ne dirais plus que ce n'est pas bien ce que j'écrit. Pas envie de me faire taper dessus non plus ^^' Ce qui m'ennuie à vrai dire dans mon style d'écriture, c'est justement le fait que je ne développe pas certains sujets, notamment la douleur ressentie lorsque l'on perd un être cher. Pourtant je sais ce que c'est, j'ai assisté à l'enterrement de mon parrain, j'ai vu sa gamine de deux ans devant le cercueil demander où était son père. Mais je n'arrive jamais à mettre de mots sur ce qu'on ressent, sur cette douleur qu'on a au fond du coeur.

Et pour le style en général, à vrai dire j'écris des bouquins. Pour le plaisir, parce que je n'ai encore jamais réussi à en terminer un seul u_u Enfin bon, c'est ça qui m'évite des fautes d'orthographe.
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Non, ça ira, du moins pour l'instant. Sinon ne vous inquiétez pas, je reviendrais vous embêter ^^
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