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EN COURS DE RECONSTRUCTION.
Vous ne l'attendiez plus, mais le voilà.
AAR se refait une beauté, change de concept, et espère que vous serez toujours au RDV après ça...

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Aide pour folledeslash

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Pas de question pour l'instant...
Je poste quelque chose dès que ce sera fait!

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Désolé, j'ai eu un peu de mal à débuter, puis il y a les fêtes, mais voilà...
J'ai essayé de me concentré sur les sentiments et les sensations, puisque c'est le sujet de cet aide.



Souvenirs d'été
mettant en vedette Quentin Haworth


"J’ai un souvenir très clair de la dernière fois où j’ai vu ma mère. C’était une journée d’été, le 13 juin 1997 pour être précis. On était à la plage, celle qui était ouverte à tous, à quelques kilomètres de notre appartement en plein centre-ville. J’adorais aller à la plage. On y allait à chaque année, à la même période, pour fuir l’air pollué de la grande ville pour l’air pur et calme de la campagne. On était heureux quand on venait là bas. Cette fin de semaine annuelle était toujours pleine de rire et d’amusement. J’aimais beaucoup ma mère alors c’est moment privilégié, juste avec elle, c’était toujours un bonheur. On passait la journée sur le rivage à faire des châteaux de sables énormes et à pataugé dans l’eau. Ni elle ni moi ne savait nager, alors on restait sur le bord, où on était sûr d’avoir pied. Je me rappelle que l’eau y était toujours froide, mais si on allait près des grands rochés en bordure de l’endroit, il y avait de gros courant d’air chaud qui passait. Chaque fois, on se mettait à chercher des coquillages entre les rochers. Ils étaient plutôt rare les dernières années alors chaque fois que l’on en trouvait un, c’était la fête. Puis quand on se retrouvait les pieds tout ratatiné pour être resté trop longtemps dans l’eau, les lèvres bleutées et frissonnant, on retournait sur la plage pour aller faire des constructions du sable rugueux, mais doré qui se trouvait là bas. Ma mère était une artiste. Les sculptures sablées que l’on faisait étaient toujours magnifique. Tous les gens de la plage se retrouvaient autour de nous pour voir ce qu’il en était. Souvent, on devenait bombardé de flash d’appareil photo. L’espace d’un instant, on devenait des célébrités de la campagne. Il y avait même un article qui avait paru dans le journal à ce propos. Je l’ai toujours cet article, bien déposé dans une vieille petite boîte argenté qui contient les maigres souvenirs que j’ai d’elle. Il est usé, les côté sont parsemés de minuscules coupures et il a prit une couleur jaune vieillotte. Cette journée là, on avait eut le temps de faire un paysage marin. On avait fait divers poissons, un dauphin majestueux et une grande pieuvre dont les huit tentacules partaient dans tous les sens. Quand j’y pense et que je ferme mes yeux, je peux encore la voir, si belle avec sa robe d’été bleu aux grandes fleurs et ses longs cheveux bruns pâle et blond, les mains dans le sable. Mes talents artistiques n’étaient pas très développés et malgré son enseignement, mes poissons n’avaient pas la même envergure. Ça n’avait pas d’importance. Ni pour elle. Ni pour moi. Le plaisir seul comptait.

À la fin de la journée, le soleil avait commencé à descendre, l’air à se rafraîchir et on avait dû quitter la plage, laissant cet univers marin derrière nous. On avait ramassé nos choses, puis on était embarqué dans la vieille voiture qui était la nôtre. C’était une vieille voiture cabriolet bleu pâle qui datait d’avant ma naissance. Elle tombait pratiquement en morceau, la rouille s’y étant attaquée des années plus tôt. On avait mis la musique au bout et on avait chanté assez fort pour enterrer le chanteur. On avait bien rigolé pendant le trajet qui nous avait amené jusqu’au petit chalet que l’on avait loué. Soudainement, ma mère avait arrêté de chanter et l’ambiance s’était refroidit. J’avais arrêté de chanter à mon tour et j’avais jeté un coup d’œil sur la route en avant de mois. Les lumières du chalet était ouverte alors que je l’ai avait moi-même fermé avant de partir. Elle avait dû me le demander plusieurs fois, mais j’avais finis par le faire en rouspétant un peu. Il y avait aussi la voiture de mon père dans l’allée. Cela n’annonçait rien de bon. Il ne venait jamais à la campagne avec nous. Du moins, s’il l’avait déjà fait, c’était à une époque dont je ne me rappelle rien. Je n’ai jamais comprit ce qui avait fait tomber ma mère amoureuse de cet homme. C’était un rustre malhonnête avec des problèmes d’alcool, mais aussi, de drogue, comme je l’ai appris plus tard. Ma mère a sourit pour essayer de me rassurer, mais son sourire sonnait faux et malgré mon jeune âge, j’avais été capable de voir l’inquiétude dans ses yeux. Le reste de la soirée est plus flou dans ma tête. On était entré, puis elle m'avait dit : "Quentin, va dans ta chambre. Ton père et moi devons parler."

Je n'ai pas rouspété et je suis partie vers l'unique chambre du chalet. Quand ma mère devenait aussi sérieuse, je n’avais pas d'autre choix que d'obéir. Et bien franchement, je n'avais pas envi d'être là quand les cris et les pleurs commenceraient. Quand c'était devenu trop intense, j'avais enfouis ma tête sous mon oreiller et j'avais serré mes mains très fort contre mes oreilles, essayant de camoufler les cris que j'entendais. Je suis pratiquement sûr que mes jointures devaient en être blanchies par l'effort et que les couvertures sous moi devaient être salées par mes larmes. Et puis soudainement, le silence s'ai fut. Une porte à claquer et je me suis relaxé sur le lit. J'ai attendu que ma mère vienne me voir alors que j'entendais pneus de la bagnole de mon père crisper sur les pierres de la route.

J'ai attendu.

Et attendu.

Alors je suis timidement sortie de ma chambre. Ce n'était pas normal. Elle venait toujours vérifié comme il allait après s'être battu avec son mari. Elle lui souriait malgré les larmes, malgré la douleur quand il décidait de remplacer les paroles par des gestes. Et finalement, elle lui disait que tout irait bien. Quand la police était arrivée au chalet, je tenais toujours le corps ensanglanté de ma mère entre mes bras. Je pleurais, mais je ne sentais plus l'eau couler sur mes joues. Ils avaient dû s'y prendre à deux pour pouvoir vérifié son état. Je me débattais comme si j'avais le diable aux trousses. "

Il se tut finalement, la gorge pâteuse d'avoir trop parler sans avoir prit une seule goutte d'eau. Son mari qui l'avait écouté sans l'interrompre glissa son bras dans son dos et fit une légère pression pour lui montrer qu'il était là pour lui. Il ne dit rien. Que pouvait-on répondre à quelqu'un qui venait de vous raconter une telle histoire. Bien sûr, il connaissait les grandes lignes de ce qui s'était passé. Il savait que son père avait été arrêté complètement soul quelques jours après avoir tué sa mère. Il savait qu'il était en prison pour un long moment et que Quentin n'avait jamais eu d'autre contact avec lui. Todd avait toujours voulu en savoir plus sur cette histoire, mais il avait respecté le droit de se taire de Quentin. Maintenant qu'il avait parlé, il avait mal au cœur de savoir combien il avait souffert. Il mit un peu plus de pression contre ses hanches alors que la tête de Quentin se plaçait dans le creux de son cou. De par ses gestes, il lui disait : "Tout va bien aller."

The end!


J'ai aussi une fin alternative qui comment juste à la fin du discours...

Quentin se tut finalement, la gorge pâteuse d'avoir trop parler sans avoir prit une seule goutte d'eau. Il tendit la main vers la bouteille qui se trouvait sur la table et l’ouvrit. Après avoir prit une gorgée, il retourna son regard vers les trois personnes en costard-cravate devant lui. Il évitait le regard le quatrième en habit orange.
« Il a tué ma mère. » continua-t-il, la voix remplis d’émotion. « Il l’a frappé tellement de fois qu’elle n’arrivait même plus à respirer. Il l’a tapait souvent. Moi aussi d’ailleurs. Pendant toutes ses années, il n’a jamais eu aucun remord. Il l’a tué et il s’est enfuit. Ils l’ont retrouvé dans une ruelle derrière un bar, tellement soul et drogué qu’il ne savait même plus où il était. Il a fait quoi? 15 ans de prison et presque autant de rechute. Il n’a jamais regretté quoique ce soit alors non, je ne veux pas que vous acceptiez sa libération conditionnelle. Pas après ce qui lui a fait. Pas après ce qu’il nous a fait. »

La colère transpirait maintenant dans chaque mot. Il évitait toujours son père du regard, certain que s’il le faisait, il allait lui sauter à la gorge. Des années avaient passés, mais la peur, l’impuissant qu’il avait connu à l’époque était toujours si vive dans sa mémoire. Il avait été son père, mais maintenant, il n’était plus rien. Quentin avait passé son adolescent à apprendre à le détester. Le laisser sortir serait comme lui pardonné et Quentin en était venu à renier son existence complètement. Il disait à tous ceux qu’il rencontrait qu’il était orphelin et tant que son père était retenu entre les murs de cette prison, il pouvait continuer à prétendre qu’il l’était.

Et parce que c'est vraiment laid sous IE versus Firefox ou chrome, la version sans mise en page:

Spoiler:


Souvenirs d'été
mettant en vedette Quentin Haworth


"J’ai un souvenir très clair de la dernière fois où j’ai vu ma mère. C’était une journée d’été, le 13 juin 1997 pour être précis. On était à la plage, celle qui était ouverte à tous, à quelques kilomètres de notre appartement en plein centre-ville. J’adorais aller à la plage. On y allait à chaque année, à la même période, pour fuir l’air pollué de la grande ville pour l’air pur et calme de la campagne. On était heureux quand on venait là bas. Cette fin de semaine annuelle était toujours pleine de rire et d’amusement. J’aimais beaucoup ma mère alors c’est moment privilégié, juste avec elle, c’était toujours un bonheur. On passait la journée sur le rivage à faire des châteaux de sables énormes et à pataugé dans l’eau. Ni elle ni moi ne savait nager, alors on restait sur le bord, où on était sûr d’avoir pied. Je me rappelle que l’eau y était toujours froide, mais si on allait près des grands rochés en bordure de l’endroit, il y avait de gros courant d’air chaud qui passait. Chaque fois, on se mettait à chercher des coquillages entre les rochers. Ils étaient plutôt rare les dernières années alors chaque fois que l’on en trouvait un, c’était la fête. Puis quand on se retrouvait les pieds tout ratatiné pour être resté trop longtemps dans l’eau, les lèvres bleutées et frissonnant, on retournait sur la plage pour aller faire des constructions du sable rugueux, mais doré qui se trouvait là bas. Ma mère était une artiste. Les sculptures sablées que l’on faisait étaient toujours magnifique. Tous les gens de la plage se retrouvaient autour de nous pour voir ce qu’il en était. Souvent, on devenait bombardé de flash d’appareil photo. L’espace d’un instant, on devenait des célébrités de la campagne. Il y avait même un article qui avait paru dans le journal à ce propos. Je l’ai toujours cet article, bien déposé dans une vieille petite boîte argenté qui contient les maigres souvenirs que j’ai d’elle. Il est usé, les côté sont parsemés de minuscules coupures et il a prit une couleur jaune vieillotte. Cette journée là, on avait eut le temps de faire un paysage marin. On avait fait divers poissons, un dauphin majestueux et une grande pieuvre dont les huit tentacules partaient dans tous les sens. Quand j’y pense et que je ferme mes yeux, je peux encore la voir, si belle avec sa robe d’été bleu aux grandes fleurs et ses longs cheveux bruns pâle et blond, les mains dans le sable. Mes talents artistiques n’étaient pas très développés et malgré son enseignement, mes poissons n’avaient pas la même envergure. Ça n’avait pas d’importance. Ni pour elle. Ni pour moi. Le plaisir seul comptait.

À la fin de la journée, le soleil avait commencé à descendre, l’air à se rafraîchir et on avait dû quitter la plage, laissant cet univers marin derrière nous. On avait ramassé nos choses, puis on était embarqué dans la vieille voiture qui était la nôtre. C’était une vieille voiture cabriolet bleu pâle qui datait d’avant ma naissance. Elle tombait pratiquement en morceau, la rouille s’y étant attaquée des années plus tôt. On avait mis la musique au bout et on avait chanté assez fort pour enterrer le chanteur. On avait bien rigolé pendant le trajet qui nous avait amené jusqu’au petit chalet que l’on avait loué. Soudainement, ma mère avait arrêté de chanter et l’ambiance s’était refroidit. J’avais arrêté de chanter à mon tour et j’avais jeté un coup d’œil sur la route en avant de mois. Les lumières du chalet était ouverte alors que je l’ai avait moi-même fermé avant de partir. Elle avait dû me le demander plusieurs fois, mais j’avais finis par le faire en rouspétant un peu. Il y avait aussi la voiture de mon père dans l’allée. Cela n’annonçait rien de bon. Il ne venait jamais à la campagne avec nous. Du moins, s’il l’avait déjà fait, c’était à une époque dont je ne me rappelle rien. Je n’ai jamais comprit ce qui avait fait tomber ma mère amoureuse de cet homme. C’était un rustre malhonnête avec des problèmes d’alcool, mais aussi, de drogue, comme je l’ai appris plus tard. Ma mère a sourit pour essayer de me rassurer, mais son sourire sonnait faux et malgré mon jeune âge, j’avais été capable de voir l’inquiétude dans ses yeux. Le reste de la soirée est plus flou dans ma tête. On était entré, puis elle m'avait dit : "Quentin, va dans ta chambre. Ton père et moi devons parler."

Je n'ai pas rouspété et je suis partie vers l'unique chambre du chalet. Quand ma mère devenait aussi sérieuse, je n’avais pas d'autre choix que d'obéir. Et bien franchement, je n'avais pas envi d'être là quand les cris et les pleurs commenceraient. Quand c'était devenu trop intense, j'avais enfouis ma tête sous mon oreiller et j'avais serré mes mains très fort contre mes oreilles, essayant de camoufler les cris que j'entendais. Je suis pratiquement sûr que mes jointures devaient en être blanchies par l'effort et que les couvertures sous moi devaient être salées par mes larmes. Et puis soudainement, le silence s'ai fut. Une porte à claquer et je me suis relaxé sur le lit. J'ai attendu que ma mère vienne me voir alors que j'entendais pneus de la bagnole de mon père crisper sur les pierres de la route.

J'ai attendu.

Et attendu.

Alors je suis timidement sortie de ma chambre. Ce n'était pas normal. Elle venait toujours vérifié comme il allait après s'être battu avec son mari. Elle lui souriait malgré les larmes, malgré la douleur quand il décidait de remplacer les paroles par des gestes. Et finalement, elle lui disait que tout irait bien. Quand la police était arrivée au chalet, je tenais toujours le corps ensanglanté de ma mère entre mes bras. Je pleurais, mais je ne sentais plus l'eau couler sur mes joues. Ils avaient dû s'y prendre à deux pour pouvoir vérifié son état. Je me débattais comme si j'avais le diable aux trousses. "

Il se tut finalement, la gorge pâteuse d'avoir trop parler sans avoir prit une seule goutte d'eau. Son mari qui l'avait écouté sans l'interrompre glissa son bras dans son dos et fit une légère pression pour lui montrer qu'il était là pour lui. Il ne dit rien. Que pouvait-on répondre à quelqu'un qui venait de vous raconter une telle histoire. Bien sûr, il connaissait les grandes lignes de ce qui s'était passé. Il savait que son père avait été arrêté complètement soul quelques jours après avoir tué sa mère. Il savait qu'il était en prison pour un long moment et que Quentin n'avait jamais eu d'autre contact avec lui. Todd avait toujours voulu en savoir plus sur cette histoire, mais il avait respecté le droit de se taire de Quentin. Maintenant qu'il avait parlé, il avait mal au cœur de savoir combien il avait souffert. Il mit un peu plus de pression contre ses hanches alors que la tête de Quentin se plaçait dans le creux de son cou. De par ses gestes, il lui disait : "Tout va bien aller."

The end!

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Salut, merci d'avoir répondu aussi rapidement. Pour la structure, je pense que je préfère celle par paragraphe. Ça me semble plus facile d'aller corrigé mon texte de cette manière... Je vais essayé de faire les modifications demandées. Comme tu as pu le voir, j'ai grandement besoin d'aide dans cette section. Je ne suis pas là pour rien :) Je vais aussi corriger les fautes...

•"alors c’est moment privilégié" AAARGH tu m'as tuée x). Ce n'est pas le verbe être, mais le démonstratif : ces moments privilégiés.

Pour être honnête, j'ai bien failli mourir aussi quand j'ai lu ça. Je sais bien que ce n'est pas le verbe être! lol. C'est une erreur d'inattention et je ne sais pas comment j'ai pu passer à côté!

Pour ce qui est du "autre", ça m'a bien fait rire... C'est tout à fait moi de faire quelque chose comme ça. Je n'écris pas souvent à la première personne (pratiquement jamais, sauf sur AAR apparemment Razz ) et je suis retourné sans m'en rendre compte à la troisième... Je devrais pouvoir modifier cela rapidement...

Bref, merci beaucoup pour ton aide.

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Salut, Je me demandais si c'était possible de travailler un autre texte... Ça fait longtemps que celui-là à été écrit et j'ai de la difficulté à me motiver à le faire... Il va sans dire que j'essaierais d'appliquer les conseils déjà donner...

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Un texte, personnage masculin, univers au choix...

merci beaucoup!

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Salut, j'ai commencé le texte, mais comme tu vois, il est loin d'être terminé. Je vais t'avertir quand ça sera terminé!

Spoiler:
Le vent hurlait fort sa colère dans cette journée froide de septembre. Dans la forêt de Joxembourg les arbres étaient violemment soufflés et certains menaçaient même d'être arrachés du sol. Au village, les gens s'agitaient. La municipalité entière se trouvait sur la place du marché, prêt à assister à l'une des exécutions les plus attendus depuis deux jours. Au centre de l'agglomération de gens se trouvait un homme, solidement attaché sur un poteau de bois. Il était tout simplement impossible pour lui de s'en dégager. La mi-vingtaine, il savait exactement quel sort l'attendait.

Lorsqu'il fermait les yeux, il pouvait se revoir, à l'âge de six ans, assistant pour la première fois à une telle exécution. À l'époque, il se trouvait dans l'assistance et il n'était pas sur de comprendre ce qu'il faisait là. Il était entouré d'enfant de son âge, des orphelins qu'on lui avait dits, mais il ne connaissait personne dans la foule. Du moins, jusqu'à ce qu'enfin, il aperçu sa mère. Elle avait la tête haute alors qu'elle se faisait ligoter sur le bûcher. Il tenta de se jeter sur elle, mais la grosse dame de l'orphelinat l'y en empêcha. Une brise chaude se fit soudainement sentir à l'instant où leurs yeux se rencontrèrent. Il se calma immédiatement, réconforté par l'air qui balayait doucement ses cheveux châtains et frisés. Le doux souffle frôlait son visage tel une caresse et il l'entendit lui murmurer que tout irait bien.

Finalement, Anthèlme rouvrit les yeux, revenant à la réalité. Sa réalité. Il aurait pu se laisser aller à l'effroi de la mort et paniquer à la pensé de la souffrance physique qui l'attendait. On ne peut pas dire qu'être brulé vif n'avait rien de bien réjouissant. La douleur serait longue et intense, il n'avait jamais pu oublier les cris qu'avait poussés sa mère. Elle avait hurlé longtemps avant de finalement perdre conscience. Du haut de ses quelques mètres, il avait essayé de se boucher les oreilles, mais c'était peine perdu. Encore aujourd'hui, surtout lors de son anniversaire, il lui arrive d'être réveiller par les beuglements aiguës. Malgré tout, le jeune sorcier ne craint pas ce qui s'en vient. Dans le fond, il a toujours su qu'il allait finir sa vie ainsi, une victime de plus de la chasse aux sorcières dont les paysans était admirateur.

Non, les sentiments qu'y l'habitaient n'étaient pas la peur, mais la rage. Une agressivité viscérale qui le ravageait de l'intérieur. Ses pouvoirs se déchaînaient, entraînant tout sur leur passage. Son élément, l'air, se déchaînait aussi, suivant les émotions intérieures d'un jeune sorcier trahis. La tête haute, l’apparence impassible malgré l'amalgame émotionnel qui l'habitait, Anthèlme scrutait la foule de son regard sombre.

Il l’avait rencontré il y a une demi-année. C’était une journée torride d’été, les rayons du soleil étaient filtrés par les arbres de la forêt et il faisait chaud malgré les grandes zones d’ombre. Anthèlme travaillait sur un filtre d’amour pour une fidèle cliente du village voisin.



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Je suis là!

J'ai laissé tombé le premier essaie, donc voici le nouveau texte...


Anthèlme se contorsionnait dans tous les sens, essayant d’échapper de la corde rugueuse qui lui enserrait les poignets. Il grinçait des dents, essayant tant bien que mal de ne pas céder à la douleur. Il sentait l’humidité du sang qui coulait doucement des blessures qu’il s’était faites à force de tenter l’impossible libération. Chaque gouttelettes de sang touchant le sol résonnaient en Anthèlme tel l’horloge du temps, chaque gouttes le rapprochaient du moment de son exécution.

« J’espère que tu sais que c’est l’enfer qui t’attend. Dieu n’a point de place pour la sorcellerie dans son royaume. »

Anthèlme arrêta ce qu’il faisait pour fixer le gardien qui venait de s’arrêter aux portes de sa cellule. L’heure de l’exécution avait sonné. Les yeux d’Anthèlme n’exprimaient aucune émotion, c’était le vide total. Il ne craignait pas la mort. Quant à l’enfer, il y était déjà.

Qu’était-ce la vie, sans ceux que l’on aime? Il ne savait pas la réponse à cette question, même après qu’elle ait tourné dans sa tête pendant des jours. Il avait tout perdu; la mort le soulagerait de tous les sentiments qui se bousculaient dans son cœur depuis son arrestation. Il avait peut-être l’air indifférent, le regard devant lui, se laissant bousculer par le gardien sans réagir, mais colère, peur, déception, trahison et nostalgie se bataillaient pour savoir qui était le plus fort.

Il n’avait pas mis un pied à l’extérieur depuis des jours; le soleil l’aveugla donc lorsqu’il fut emmené sur le bûcher. Il trébucha, ses genoux s’écorchant sur le bois de la scène. Il sentit ensuite son nez s’écraser contre le sol. Cela faisait mal, mais pas autant que le coup de pied du gardien lorsqu'il essaya de se relever malgré ses mains attachées dans le dos. Il s’écrasa brutalement au sol dans un faible cri étouffé. Il fut relevé de force par le gardien et sentit ses épaules se disloquer sous la brutalité de l’homme. Autour de lui, les gens clapaient des mains, applaudissant son bourreau.

Anthèlme sentit la rage prendre le pouvoir sur ses autres émotions. Tous ses gens qui s’amusaient à le voir souffrir,

« Bande d'hypocrites! »

Brutalement attaché au poteau de bois, Anthèlme observa tous ceux qui étaient venus assister à sa mise à mort.

Il y avait Ginette au premier rang, elle venait le voir chaque mois pour renouveler le filtre d’amour qu’elle utilisait sur son mari depuis plus de quinze ans. Ne savait-elle pas que sans cette potion, son mari ne l’aurait jamais épousé? Que d’ici deux semaines, les effets diminueraient jusqu’à disparaître et l’homme retournerait à ses premiers amours? Et Harry, pour qui le temps s’était arrêté, ne savait-il pas qu’il allait se remettre à vieillir sans sa potion de jeunesse? Il y avait aussi Albertina dont il avait guérit les huit enfants lorsque ces derniers avaient contracté la peste. Pas mal de personnes dans l’assembler avait eu besoin de lui à un moment où à un autre. Ils avaient utilisé sa magie et maintenant, ils se retournaient contre lui.

L’ambiance devint électrique. Un vent violent s’éleva autour de lui. Le gardien dût retenir son chapeau d’officier pour qu’il ne s’envole pas. La paille se mit à tourbillonner sous lui; il perdait le contrôle. Il bouillonnait de l’intérieur, exposant toute sa rage et tout son pouvoir à ceux qui prenaient plaisir à sa mort.

La terre tremblait sous leurs pieds et la panique s’éleva parmi les spectateurs. Le gardien fut le premier à prendre ses pieds à son cou et à fuir le sorcier. Bientôt, la grande place était aussi vide qu’un dimanche d’orage. Mais cela ne calma pas Anthèlme. Il était tellement aveuglé par sa colère qu’il ne se rendit pratiquement pas compte. Le vent s’intensifia, il sentit la terre vibre encore plus, et soudain, il réussit à briser à la fois ses liens et le gros morceau de bois qui le retenait en place.

« Elle m’a trahis. Elle doit payer. » C’était la seule pensée qui l’habitait alors qu’il quittait la grande place.

Partout où il allait, la tempête le suivait mieux que sa propre ombre. Il avança sans faire attention autour de lui jusqu’à ce qu'il arrive à la forgerie. Attenant le commerce, une petite maison de bois s’érigeait devant lui. Les fleurs se déterraient sur son passage; il ne lui fallut qu’un geste de la main pour que la porte éclate en mille fractions de bois.

Il se retrouva face à une jeune femme de son âge. Le vent qu’Anthèlme dégageait se mélangeait à ses longs cheveux blonds et sa fine robe blanche préférée. Ses yeux dorés reluisaient de terreur et elle se mit à sangloter.

« Je t’en supplie Thèl. Ne me tue pas. Je t’en supplie. »

Elle tomba à genou, le suppliant de lui épargner la vie. Ce fut comme un poignard dans son cœur. Comment pouvait-elle pensé qu’il serait capable de lui faire le moindre mal? Alors qu’elle continuait sa liturgie de suplication sans le regarder, déception détrôna sa rage.

Le vent se calma instantanément et Anthèlme se sentit drainé de toute son énergie. Il tendit une main vers la douce joue de sa fiancée – ex-fiancée – et il la sentit se tendre sous la caresse.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, surprise que la mort ne soit pas encore venue, Anthèlme avait disparu, laissant derrière lui un tas de paille sèche.

FIN


EDIT 9 mai : J'ai corrigé quelques fautes...

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Bon, c'est super que tu ais aimé le texte...

Tu va pouvoir archiver ce sujet, je vais retourner pratiquer mes descriptions... Je reviendrais éventuellement dans les sentiments et sensations...

Merci pour ta correction!

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