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EN COURS DE RECONSTRUCTION.
Vous ne l'attendiez plus, mais le voilà.
AAR se refait une beauté, change de concept, et espère que vous serez toujours au RDV après ça...

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Aide pour Calimero [avis acceptés] [Absent]

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Hum non ça me va Razz Ca le sent le Saw un peu (même si je n'en ai jamais vu, il me semble que l'histoire c'est un peu ce genre de truc ^^).

Une unique question > On est dans un contexte réaliste si j'ai bien compris ? ^^
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Voilà dans ce cas :)

Louise Bouchard avait dit un jour « L'incompréhensible, c'est ça le plus difficile. Nous ne le supportons pas. Nous avons peur de l'inexplicable comme du vide. ». Elle n'imaginait pas à quel point elle avait raison. Debout au milieu de nul part, ne sachant ce qu'il faisait là ni même comment il y était arrivé, Bastien était terrifié. Les quatre murs de pierre froids et secs qui ne semblaient chaleureux qu'au lichen qui leur tenaient chaud ne faisaient qu'accentuer l'atmosphère oppressant. Ils étaient là, incroyablement hauts et imposants, menaçant l'homme claustrophobe qu'il était de l'écraser au moindre faux pas. Le sol en terre n'ajoutait absolument aucune touche de familiarité et surtout...surtout...il y avait cette femme. Elle était là, attachée et prisonnière de lourdes chaînes noires qui ressemblaient plus à des serpents du Diable qu'à tout autre chose.

Bastien tenta tant bien que mal de rassembler ses esprits afin de se souvenir. Se souvenir. Cela pouvait sembler si simple, si trivial et pourtant il n'y parvenait pas. Comment était-il arrivé dans cette cellule sombre et aride ? Il avait passé une journée entière à travailler dans son laboratoire, comme d'habitude puis avait pris sa voiture pour rejoindre son petit appartement de 20 mètres carrées place d'Italie, dans le XIIIème. Et plus rien. Peut-être avait-il eu un accident ? Pourtant, cela ne ressemblait en rien à un hôpital. Etait-il mort ? Si oui, ce n'était certainement pas le paradis. L'enfer en revanche... Bastien se rappela son passé si honteux et cette fameuse nuit où tout avait basculé. Du haut de ses vingt ans et avec sa petite tête d'intello il était déjà un assassin. En effet, il avait eu, il y a de cela deux ans déjà, la garde de Kevin pendant une semaine. Sa tante prenait des vacances bien méritées dans les Pyrénées et son petit protégé était trop jeune pour l'accompagner. Bastien avait rapidement conclu un marché pour être le babysitteur officiel en échange de quelques billets qui devaient alléger son compte en banque. Seulement voilà, tout ne se déroula pas comme prévu. Un soir où il travaillait sur sa thèse, Bastien avait laissé la porte de son appartement entre ouverte. Kevin, aventurier qu'il était, avait décidé d'explorer l'immeuble. Cette escapade étant de son goût, il avait ensuite tenté de jeter un coup d'oeil au dehors, là où il n'était jamais allé seul. Malheureusement, une voiture traversa la route en même temps que. Le choc fut violent et Kevin trouva la mort. La tante de Bastien ne lui pardonna jamais.


* Je suis en enfer...je suis en enfer... c'est horrible, monstrueux. Je vais souffrir, on va me découper en rondelles, me fouetter, me faire vomir mes entrailles voir plus encore... *

Le scientifique de profession sentit une larme dégouliner le long de sa joue, puis une autre. Il avait toujours su qu'il finirait comme ça, sa grand-mère l'avait d'ailleurs prévenu. Voilà ce qui arrivait aux gens qui n'avaient aucune ambition, aucun sens pratique.

«  Je...je n'aurais jamais dû laisser ce labrador sortir tout seul...je...c'est ma faute... »

Bastien s'assit au sol et entoura ses genoux avec ses bras. Se balançant d'avant en arrière il commença à pleurnicher. Il avait honte de le faire devant quelqu'un du sexe opposé, ce n'était pas très viril mais de toute manière, c'était le dernier de ses soucis. Il allait être puni pour la mort d'un chien. Il plaiderait coupable, il était le seul responsable.
A cet instant, une voix s'éleva. Elle était roque, peu amicale et probablement trafiquée par un appareil électronique. Bastien chercha en vain les hauts-parleurs qui permettait à l'homme de se faire entendre tandis que ce dernier leur énonçait les règles. Les règles ? Ce n'était pas un jeu ! Il venait de lui proposer de tuer la prisonnière pour accéder plus vite à la sortie ! C'était horrible ! Le diable en personne cherchait à le tenter, comme pour voir s'il était un parfait coupable ou s'il n'avait eu qu'un moment de faiblesse dans le passé.  Par réflexe, le scientifique à lunette porta sa main à son cou lorsque l'homme – ou la femme d'ailleurs, il n'en savait rien – lui parla d'une clé. Il avait remarqué le collier qu'on lui avait attribué lorsqu'il s'était réveillé il y avait de cela quelques minutes déjà. Ensuite, son regard se posa avec un peu plus d'hésitation sur le poignard, comme s'il avait peur que ce dernier ne lui crève les yeux à la première occasion. Bastien avala difficilement sa salive. Un silence tomba. Devait-il formuler sa réponse de manière distincte et officielle ?


«  Je...non. Je ne vais pas la tuer moi ! »

Aucune réponse de la voix. A vrai dire le choix avait été rapide : l'homme au cheveux châtains était peureux par nature. Il préférait rester discret plutôt que d'affirmer ses opinions. Dans le cas présent, prendre la porte à la sortie la plus rapide l'intéressait plus, oui, mais il fallait tuer celle qui l'accompagnait pour cela. Et il avait également peur de le faire. Dans une logique implacable, Bastien préférait éliminer la peur qui se dressait devant lui au moment même plutôt que d'éliminer une peur qui viendrait en en affrontant une immédiatement. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras est un proverbe juste, mais un « j'ai pas peur » vaut mieux qu'un « j'aurais sûrement pas peur tout à l'heure ». On aurait pu penser que sa première motivation aurait été le fait que tuer un être humain était un acte criminel. Mais non. Vu leur situation l'instinct de survie primait par dessus tout, SA survie primait avant celle de la femme.

N'ayant toujours aucune réponse de la part du Diable – ou du moins ce qu'il supposait être le Diable – il arracha de son cou le collier, la main tremblante. La prisonnière devait s'impatienter. Il s'approcha doucement, comme s'il craignait que ce ne soit une sauvage, et avec hésitation introduit la clé dans la serrure qui retenait les chaines. Une goutte de sueur dégoulinait le long de son front. Et si c'était un piège ? Peut peut être qu'on moment de tourner la clé quelque chose allait exploser ou un rondin de bois aux pics affûter leur tomber dessus ? Son cœur battait à cent à l'heure. Il essuya sa sueur.

* Du calme Bastien, ce n'est qu'une serrure. Tout vas bien aller. *

Il ferma les yeux, remontant sa joue et plaquant ses paupières le plus fortement possible, et tourna son poignet. Le cliquetis d'un mécanisme se fit entendre et les chaînes tombèrent. Visiblement, aucun piège à l'horizon. Bastien poussa un soupir de soulagement. Néanmoins, étant un minimum altruiste, il se demandait si l'autre personne allait bien.

«  Ca...ca va ? »

Il était évident que non. Comment pourrait-on bien aller lorsqu'on était enfermé dans une cellule de 10 mètres carrées à peine avec pour seule compagnie des chaînes et un incapable ?
Le sol se mit à trembler. Bastien tourna la tête et constata avec surprise que la lourde porte métallique s'ouvrait avec difficulté. Elle était ornée d'étranges symboles qu'il était incapable de déchiffrer, lui qui avait pourtant fait de l'hébreu. L'homme eut un instant de lucidité et se précipita sur le poignard qui était encore au sol. Il manqua, au passage, de tomber. Une fois l'arme dans sa main, qu'il tenait loin de son visage comme s'il s'agissait d'un reptile vémineux, il s'excusa auprès de celle qui était désormais libre.


«  Vous..ne m'en voudrez pas si je...prend le couteau ? Comprenez on ne sait ja... »

* Tais-toi. Elle ne comprendrait pas non, de toute façon. *

Il lui tourna une nouvelle fois le dos, fixant l'encadrement de la porte ou plutôt ce qu'il y avait derrière, au loin. Un tunnel parfaitement noir l'empêchait de distinguer quoique ce soit. Où cela allait-il le mener ?
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Merci d'avoir pris le temps x)
Je vais répondre à quelques trucs, si tu veux bien :)

Tout d'abord, pour le rapport entre littéraire et choses qui paraissent un peu plus parlées, je vois très bien ce que tu veux dire. Mais en réalité c'est parce que je fais la différence entre la narration et les pensées non dites de mon personnage. Ce que je veux dire c'est que, "était-il mort ? si oui, ce n'était certainement pas le paradis", si tu veux c'est les pensées du personnage, mais inclues dans la narration (je suis pas sûr de bien me faire comprendre Uu'). D'où le côté un peu plus libre. En voilà la raison, maintenant je vais tenter de limiter ça si cela dérange vraiment x)

> Pour l'histoire de Kevin et l'effet comique, si si, c'était totalement voulu ^^ C'est d'ailleurs pour ça que j'ai donné au nom du chien un prénom humain. Je voulais montrer à travers ce flash-back que Bastien en fait toujours des tonnes pour pas grand chose, qu'il panique et s'imagine toujours les pires choses. Ici la mort d'un chien il le vit comme si c'était la mort d'un être humain et il s'imagine tout de suite être en enfer à cause de cela. Donc le but c'est que le lecteur, en lisant le mot "labrador" se dise : "quoi ? Oo C'est juste un chien en fait ? xDD "

> Pour le passage où il doit choisir de tuer la fille ou non, ce que j'essai d'expliquer c'est que plutôt que le soucis de "morale", ce qui lui pose un véritable problème c'est que pour tuer quelqu'un il faut des couilles *excusez moi l'expression mais il faut que je me fasse comprendre (a)* Il a peur de le faire, c'est surtout ça. J'essai justement d'expliquer qu'il préfère ne pas faire face à sa peur lorsqu'elle se présente devant lui. Il est lâche. A cet instant précis, même s'il sait que ce qui l'attendra plus tard sera encore pire, ce qui lui fait peur c'est de tuer cette fille pour s'en sortir plus vite. Donc, comme à son habitude, il fuit et ne le fait pas. Mais apparamment ce n'est pas très clair..? :/


Voilà, merci en tout cas, je tiens en compte de tout ce que tu as dis ^^
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Concernant les règles j'avoue que je n'y ai pas du tout pensé Uu' En fait je suis parti en considérant les consignes d'Isily presque comme un pré-message alors oui, je ne l'ai pas inclu dans mon message. C'est une erreur de ma part, désolé !

Pour l'auto évaluation je ne savais pas x)
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Ancien Admin
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