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EN COURS DE RECONSTRUCTION.
Vous ne l'attendiez plus, mais le voilà.
AAR se refait une beauté, change de concept, et espère que vous serez toujours au RDV après ça...

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La mort dans tous ses états

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Ancien Admin
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Coucou, chers membres !

Suite à quelques réflexions sur notre chatbox délirante (ou pas xD), nous en sommes arrivés à nous poser la question "Ne pas avoir peur de la mort et penser que la mort est un événement normal -dans le sens acceptable, du moins que c'est un cheminement, une suite logique-, est-ce la même chose ?".
Ce qui nous amène également à nous poser les questions du type "Ais-je peur de la mort" ou "La mort est-elle un événement normal ?" 8D

Sur ce, je vous laisse débattre o/

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C'est un débat intéressant à lequel je répondrais sommairement car j'ai mal au crâne X.X

Je pense ne pas avoir peur de la mort car en effet c'est une chose à laquelle on ne peut échapper et qui peut se retrouver être une délivrance dans certains cas. Je ne suis d'ailleurs pas contre l’euthanasie s'il est sous contrôle de règles très précises.
Cependant j'ai peur d'une chose qui précède la mort: la souffrance. C'est celle ci qui me terrifie plus qu'autre chose. J'ai aussi peur de mourir au mauvais moment, que je n'ai pas eu le temps de m'accomplir avant.

Après je pense que la mort et surtout triste pour ceux qui restent et pour ceux ci il faut prendre sur soit, essayer de voir la situation d'un point de vue objectif, et scientifique. Je ne dis pas qu'il ne faut pas pleurer (c'est important pour faire son deuil) mais il ne faut pas rester avec un souvenir positif :)

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Ancien Admin
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Je ne pense pas qu'on a peur de la mort, mais plutôt de ce qu'il y a après, du moins dans les derniers instants, lorsqu'on sait que c'est fini pour de bon - et également de l'agonie, qui peut être très douloureuse...mais ceci est un autre sujet que je ne souhaite point développer ici.
[D’où la chrétienté et autres religions du salut. Les hommes avaient besoin de quelque chose pour ne plus avoir peur de l'au-delà, la religion le leur a offert : un Paradis, lieu semblable à la paix intérieure, ouvert à tous à condition d'avoir la foi en Dieu - avec plus ou moins d'obligations en plus. Mais je m'arrêterai là, car la religion est un sujet qui fâche.]

Il m'a semblé lire quelque part qu'avoir peur de la mort était instinctif (je crois que c'était Cold qui l'avait dit). Je ne suis pas d'accord. L'instinct, c'est vouloir rester en vie et non pas avoir peur. On peut vouloir continuer son chemin sans avoir peur de faire demi-tour. Sinon, le doute n'existerait pas. Les animaux ont l'instinct de survie. Mais je ne crois pas qu'ils aient peur de la mort. Je suppose qu'ils sont assez intelligents pour se concentrer sur le présent au lieu de penser à des choses glauques comme nous 8D

Vous dites que la mort est un passage obligé. Certes. L'homme s'est pourtant efforcé au cours des dernières années à envoyer valser la mortalité infantile, à pousser l'espérance de vie jusqu'à ses dernières limites - enfin dans les pays "riches". La mort est une évidence car elle a toujours existé. Lorsqu'il y a de la vie, il y a de la mort. Mais si la mort n'existait plus, si elle disparaissait, s'il l'on pouvait faire le choix, serait-ce toujours normal ? Lorsqu'on a peur de la mort -ou de ce qu'il y a après/de ce qu'il n'y a pas-, il y a un désir que cela cesse. Comme des moutons qui, les loups dans leur champ, désireraient qu'il n'y en ait plus. Une fois les loups exterminés, ils se développent en masse. Et les loups remis dans la nature, ils considèrent les loups comme anormaux, qu'ils sont inacceptables, que c'est "dégueulasse".

Évidemment, pour en revenir à la peur de la mort, on peut avoir peur de mourir avant d'avoir pu profiter de la vie. Mais à vrai dire, de quoi voulons-nous profiter ? A chaque étape passée, nous avons un nouveau but. Nous n'avons jamais fini de vivre. Jamais. Alors comment savoir si l'on a pu profiter de l'étincelle qui nous a été accordée ?

Comme l'a dit Eles, la mort peut parfois être une délivrance. Dans notre société, nous avons créé nous-même notre prédateur, puisque nous avions détruit notre prédateur naturel. Et ce prédateur, c'est nous et le temps, tout simplement. Le temps, car au bout d'un certain temps, on finit par être bravé par un obstacle, un accident, une maladie, quelque chose qui nous arrache tout ce que l'on a. Qu'on soit le dernier survivant ou un pauvre légume sur un lit d'hôpital que la famille tient en vie grâce à des tubes, la mort nous paraît si accueillante, soudainement ! Si agréable, si familière !
Nous-même, car dans notre hiérarchie, tout devient stressant. On a peur de faire des erreurs, on a peur de perdre son travail, son argent, sa maison, ses proches, ses amis. Après tout, l'enfer, c'est les autres.

« Ne pas avoir peur de la mort, je crois que c'est ne plus rien attendre de la vie. Et quelque part, c'est triste. » dixit Amu. Oui...vouloir mourir en paix, au fond, c'est ne plus vouloir de l'existence risquée, rebondissante et mordante qu'est l'expérience de la vie. La paix intérieure, c'est désirer sortir d'un monde ou les émotions sont trop fortes, les choses trop poignantes. Ne plus avoir peur de la mort, c'est refuser de continuer à vivre ? (j'ai comme l'impression de me contredire o_o)

Eles a écrit:Après je pense que la mort et surtout triste pour ceux qui restent.
Donc ceux qui meurent n'auraient plus peur de la mort, considéreraient la mort comme acceptable et ceux qui restent penseraient l'exact inverse ? :D

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Ancien Admin
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[Haha, tavu, ma question elle veut rien dire mais ça fait réfléchir ! o/
Ou comment attirer la foule, héhé 8D]

Concernant Huis clos, je suis d'accord avec le fait que ne pas changer, ne plus évoluer, ne plus s'adapter correspond également à une sorte de "mort". J'en reviens à ma théorie prédateur/proie ; comme nous n'avons plus d'ennemis qui nous permettent de nous transformer, de devenir plus intelligents, plus rapides, plus "quelque chose", nous sommes arrêtés dans l'évolution darwinienne ; comme nous sommes immobiles, nous nous détruisons nous-même (dominos qui se renversent les uns après les autres). Cependant la peur n'est pas forcément un facteur d'immobilité car elle peut parfois nous inciter à nous surpasser parce que nous avons peur de l'autre possibilité qui nous est offerte (carotte, bâton, ça vous dit quelque chose ? 8D).

Comme l'a dit Amu, la mort est nécessaire car sans elle il n'y aurait pas de cycle mais quelque chose de plat, d'immortel, sans contenu. C'est comme le Yin & le Yang, la joie et la tristesse, etc... S'il n'y a pas l'un, l'autre n'existe pas puisqu'il n'a pas d'inverse pour être caractérisé. Pour que la vie soit la vie il faut qumplacent, on a besoin que nos cellules vieilles meurent pour que les nouvelles soient performante'il y ait quelque chose qui soit à l'inverse de la vie : la mort.
De là à dire que l'on a besoin de la mort pour évoluer...scientifiquement parlant, oui, on a besoin que les générations s'effacent pour laisser de la place à de nouvelles, on a besoin que certaines espèces disparaissent pour que d'autres les remplacent. Moralement, je ne suis pas d'accord. La mort d'une personne peut tout aussi bien détruire une autre que permettre celle-ci de progresser. Abandonner - donc tuer en quelque sorte - ses rêves parce que l'on a peur de l'échec, cela ne fait pas avancer non plus. Tuer ses démons amène à l'immobilité car il n'y a plus rien à affronter.

Donc refuser de mourir, c'est devenir soi-même un cancer ?
C'est un peu anti-vieux, mais oui, je pense qu'à force de vouloir dépasser les records d'âges, les vieillards deviennent un handicap pour la société ~
[Quand je vois le nombre de radios que mon grand-père s'est fait faire alors qu'il avait trois fois rien à chaque fois, tout ça remboursé par la sécu, bah non seulement ça nous a coûté cher mais en plus c'est pas écologique n_n]

La paix, je ne pense pas que c'est accepter. C'est plutôt effacer - tuer ses démons par ex. La paix intérieure, selon moi, c'est ne plus rien penser, ne plus débattre, n'être qu'une goutte d'eau dans l'océan, présente mais indéfinissable. Être en paix, quelque part, c'est ne plus être soi-même.
La paix intérieure est synonyme d'immobilité. C'est comme si une fois qu'on l'avait trouvée, il n'y avait plus rien ensuite. Donc c'est une sorte de mort. En acceptant la mort - geste ô combien respectable, et je les admire d'avoir autant de courage -, les malades meurent à la fois physiquement et spirituellement ; ils ferment la parenthèse de leur vie.

La mort des autres est le phénomène auquel nous sommes le plus souvent confronté puisque notre mort n'arrive qu'une seule fois. Cela veut-il dire que la mort des autres est moins acceptable ? Ou l'inverse ?

[Je ne sais pas comment je considère ma mort. C'est quelque chose de trop enfoui. Je l'ai bien cachée sous mes sacs de farine. Chut ! Faut pas qu'on la trouve Razz]


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Ancien Admin
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Le propre même du dépressif, c'est d'être suicidaire. Même s'il a peur de l'au-delà et de l'agonie, il n'a pas peur de la mort puisqu'il la désire. Donc il n'a pas peur de mourir avant d'avoir profité de la vie puisqu'il considère la vie comme étant pire que la mort - étant donné qu'il préfère la deuxième à la première.

Si je te suis bien, la personne qui n'a plus peur de la mort a accepté le monde tel qu'il est, estime qu'elle ne peut plus le changer (Isily, regarde, elle a dit "accepter" ! xD), qu'elle n'a plus de but et donc qu'elle est dans une immobilité, qu'elle ne peut plus avancer. Donc elle est en paix et elle peut mourir. Mais est-ce que cela veut dire qu'elle veut forcément mourir ? :3

Je pense qu'il y a les deux cas : la résignation & l'acceptation. Certains doivent se dire que foutu pour foutu, autant arrêter de se prendre la tête avec ça et préfèrent penser à autre chose - ce qui rejoint partiellement le déni. D'autres pensent différemment et au bout d'un long cheminement arrivent à l'acceptation totale de la mort - totale, tout est relatif. Et d'ailleurs, généralement, un homme en bonne santé ne pense pas à sa mort, sauf s'il est suicidaire ou qu'on lui propose un contrat d'assurance-vie. Donc la question ne se pose pas :D
[Nous, on parle de la mort, mais pas de notre mort à nous. Nuance o/]

En définitive, le suicide, on peut le voir comme une sorte d'appel à la vie. Quelque chose comme << cette vie-là, j'en veux pas, j'aurais voulu autre chose, qui soit moins riche en désillusions >>.
Le suicide est la suppression d'une souffrance par la mort. Dire que c'est un appel à la vie, pourquoi pas. Je ne crois pas qu'on puisse désirer quelque chose qui nous est inconnu. Le suicide n'est pas un acte permettant le bonheur de la personne en question mais la suppression du malheur.

[Je voulais dire par là que plus l'on vieillit, plus on est hypocondriaque ~]

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Ancien Admin
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Non, en effet, se ficher de mourir est bien différent du fait de vouloir embrasser la mort. Reste que, et ça n'engage que moi, si un individu en pleine santé, pour lequel rien ne prélude à un trépas imminent, cultive l'indifférence devant la mort, cela suffit à m'apparaître un peu triste =/

Dans l'Antiquité, mourir sur le champ de bataille était le plus bel honneur qui fût. Cette idéologie de la mort guerrière victorieuse s'est effacée au cours des siècles, puisque la plupart des peuples ont perdu au fil de temps leur vocation guerrière. Cependant, ceci reste encore dans les esprits ; l'homme qui n'a pas peur de la mort est un homme considéré comme brave, courageux. Il est respecté par ses pairs. Donc qu'un homme encore en parfaite santé prétende ne plus avoir peur de la mort - que cela soit vrai ou non, qu'il ait accompli le chemin spirituel nécessaire pour être capable d'accepter celle-ci - n'apparaît pas aux yeux de la majorité comme un drame mais comme un "exploit". Du moins, quelque chose dont on puisse retirer de la fierté.
Mais je m'égare x)

Justement, si c'est inconnu, le bénéfice du doute subsiste. On peut très bien se dire qu'une fois dans l'autre monde (on va partir du principe qu'il existe ^^), le fameux bonheur sera là, tout près de soi. En fait, on se berce de douces illusions, en somme.

Il m'apparaît que tu as mal compris ma pensée.
Par "quelque chose d'inconnu", je voulais parler du bonheur que tu supposais être désiré par l'homme sucidaire. Si cet homme prétend que sa vie n'est que malheur, alors il n'a pas connu le bonheur, ce qui est beau, ce qui fait aimer la vie, ce qui nous fait battre le cœur. Alors le bonheur lui est inconnu. Comment peut-il désirer quelque chose que, selon lui, il n'a jamais effleuré ?

Je n'interviendrais pas sur la question "Il y a-t-il un au-delà ou non ?". ~

Mais peut être qu'on existe plus tout court en se suicidant alors est-ce vraiment bénéfique ?

Quatre murs, aucune issue, une sensation d'étouffement que nul ne semble comprendre, une situation qui n'a aucune solution. Si l'on t’accorde le droit de sortir de ces murs non pas en les faisant disparaître en en te faisant disparaître toi, même s'il n'y a rien après, ne crois-tu pas que arrêter cet enfer te sera préférable au fait de rester en vie, quand bien même il n'y a rien après ?
Restent ceux qui sont auprès de toi. Pour eux, on peut bien se demander ce qui sera le plus bénéfique : maintenant ou plus tard ? Quelle question !

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Excusez-moi, je n'ai pas trouvé le courage de tout lire x)
Et je préfère prévenir : je donne ici mon avis, et il est possible que mes propos crus choquent... Dans ce cas, effacez au besoin ce qu'il faut :)

Mais ceci à retenu mon attention :
Isily a écrit:Petite intervention d'un point de vue purement logique : ce n'est pas parce qu'on a pas peur de quelque chose que cette chose est normal. (...) ça dépend peut-être de ce qui est normal : on peut considérer que la normalité est quelque chose dont on a l'habitude : alors à force de côtoyer cette chose, elle en perd de son caractère terrifiant.
Tout juste.
Avoir peur de la mort c'est être humain. Sans avoir conscience de cette échéance, on ne ferait guère grand chose, reportant sans cesse au lendemain ; l'accepter c'est s'offrir la possibilité de profiter de sa vie, mais la refuser de bloc, c'est risquer de perdre le goût de vitalité...
On a le choix : vivre dans l'ombre de la mort ou mourir en ayant vécu !

Ce n'est pas par bravade ou hypocrisie, mais j'affirme ne pas craindre la Mort : sans doute parce que je crois en l'inéluctabilité de toute chose. Pas au destin, attention ! Cette notion là est une feinte par ceux qui craignent la fin. Se voiler l'esprit à coup d'espérances et se rassurer en accusant les aléas n'est pas ce à quoi j'aspire. Certes, je n'aime pas souffrir. Mais je me dis que, tout ou tard, tout le monde y passera : nous évoluons de la même façon depuis la première perception que l'on acquiert... la souffrance à respirer pour la première fois.

Que ce soit clair, je ne blâme personne. Chacun a ses méthodes pour se rassurer, et cela consiste pour certains comme moi d'affronter la vérité en face. Avons-nous évoqué les suicidés ? Ils ne sont non plus à blâmer : plus que de désespoir, leur geste est significatif... celui d'avoir au moins une réelle décision dans sa vie, celle de choisir son heure.

Souffrir, c'est avoir la certitude que l'on est encore en vie : alors pourquoi craindre une autre souffrance puisque l'on en pâtit déjà? Faisons abstraction de ces idées funestes et arborons un joyeux sourire face à la vie et à la mort ^^

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Ancien Admin
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Je n'interviendrais pas sur la question "Il y a-t-il un au-delà ou non ?". ~

Finalement si, je vais à demi-intervenir, indirectement si vous le préférez. x)
Après quelques discussions, j'ai eu une grande surprise qu'il me plairait de vous faire partager.

S'il y a des lecteurs assidus de Bernard Werber par ici, sachez que ce dont je vais parler a énormément inspiré l'auteur des Thanatonautes (j'ai oublié comment on écrivait exactement ce mot, shame on me s'il y a une faute). A bon entendeur, salut ! 8D

Il arrive de perdre connaissance. Lorsqu'on s'évanouit, on peut par exemple "s'endormir" et rêver.
Lorsqu'on a un arrêt cardiaque, on est entre la vie et la mort - si vos proches ont eu le temps d'appeler les secours, il est fort probable que l'on s'agite autour de vous pour vous réanimer à coups d'électro-chocs et de massages cardiaques. Cela marche ou cela ne marche pas (a)

De nombreux témoignages de ces gens qui, ayant pendant un instant quitté le commun des mortels, et étant revenus grâce à nos médecins génialissimes, racontent un phénomène semblable et troublant.

Prenons l'exemple de cette jeune femme, ayant perdu connaissance durant son accouchement. Elle voit une lumière, elle la suit, elle s'échappe de son corps. Elle se retrouve dans un tunnel sombre. Elle voit des silhouettes autour d'elle. Elle connaît ces gens, elle les aime. Ce sont des proches décédés. Elle continue d'avancer. Les silhouettes parlent. Non, elles ne parlent pas vraiment, ce serait plutôt de la télépathie. Elles lui disent de faire demi-tour, de ne pas continuer sur ce chemin. La jeune femme, curieuse, aimerait bien voir ce qu'il y a après. Lorsqu'elle se souvient soudainement de son bébé, de son mari. Elle fait demi-tour, la lumière la ramène, elle se glisse dans son corps comme dans un gant. Les médecins diront que c'est eux qui l'ont ramené à la vie, elle dira quant à elle que ce fut son propre choix.

Ou bien cette vieille dame. Elle a perdu connaissance, elle est aussi dans le tunnel, elle voit les silhouettes. Elle veut continuer, les silhouettes lui ordonnent de faire demi-tour. Alors qu'elle commence à s'avancer, elle voit l'image d'une tombe. C'est la sienne, sans aucun doute, elle le sait. Devant cette tombe il y a deux enfants. C'est ceux d'une amie. Elles les a élevés comme si c'était les siens. Les deux enfants pleurent. Toutes les larmes de leur corps. La vieille dame se dit qu'elle ne peut pas les laisser comme ça. Elle fait demi-tour.

Tous ont eu une raison de revenir : les enfants à nourrir, les proches qui nous sont trop chers... Tous racontent, à quelques détails près, la même version. Et tous déclarent que c'est eux qui ont fait ce choix, et que c'est pour cela qu'ils sont encore là.
Alors, est-ce bien eux qui sont responsables de leur retour ? Ou bien ce sont les scientifiques qui ont ce mérite ? A vos claviers ! 8D

N.B. ; sachez également que ces personnes se considèrent après cette exprérience comme moins superficiels ; ils ne sont en aucun cas traumatisés. Cependant, ils ne voient leur vie sur Terre qu'une étape en plus, ils ne lui accordent plus autant d'importance, ils ne trouvent plus vraiment leur place dans la société. Ils n'ont plus peur de la mort, puisqu'ils l'ont frôlé...et qu'ils sont maintenant convaincus qu'il y a un "après". Ont-ils tort ou raison ? :D

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Ancien Admin
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C'est vrai ça, pour une fois qu'on est tous égaux *sort*
(m'enfin, pas égaux sur la façon de mourir, qui peut être brutale ou longue, qui peut provoquer des souffrances ou non... Mère Nature n'a pas totalement bien fait les choses. .w.)

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